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Présentation

Jeudi 4 janvier 2007
Les petits pépés qui déambulent,
ont du souci pour leur pécule,
c'est leur famille qui les accule.
Pourtant pépé a bossé comm'une mule
pour gagner l'droit d'coincer sa bulle.
 
Les petits pépés qui déambulent
ne sont vêtus que de vieux pulls,
sont amoureux des libellules.
Faut qu'aucune loi ne stipule
de les traiter comme des nuls.
 
Les petits pépés qui déambulent
respirent avec de grosses canules.
De jour en jour plusieurs pustules,
qu'ils combattent et dissimulent,
n'enlèvent pas l'amour qui les stimule.
 
Les petits pépés qui déambulent
Mériteraient : qu'on les adule,
qu'on leur achète des rotules
que l'on refuse qu'ils capitulent,
que leurs enfants ne les en...

avril 2001

par JFP publié dans : Poésies
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Mardi 2 janvier 2007

Il est là,

assis face à sa petite table,

frêle tête qui émerge

et cherche à savoir.

Il court dans la cour

de tout son âge, vers tout son monde.

Il trébuche, il rechigne,

il trime et recherche,

il s'échigne de tout son être.

Il aime, il déteste,

il pleure, il adore,

il découvre, il ignore,

il apprend ce qu'il entend.

Cours, cours petit écolier,

ne t'en laisse pas compter,

tu as encore le droit de rêver.

Déc. 2006

par JFP publié dans : Poésies
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Samedi 30 décembre 2006
De la douceur futile des choses
J'aime ce qui m'entoure. Qu'importe que ce soit simple, - j'aime.
Que ce soit cet air d'automne hésitant entre tiède moiteur et fraîcheur boisée, - j'aime. Que ce soit pleurer sur soi ou sur cette
beauté cinglante qui me frappe chaque automne que Dieu fait, - j'aime.

S'il fallait abandonner ne serait-ce qu'une once de la nature qui  habille mon environnement, ce serait pire qu'une profonde entaille au creux de mes empaumures. Tout a raison d'être, ne serait-ce que par futilité ou sublime inutilité.
Si tous les hommes savaient goûter et apprécier cette beauté que
cache la douce futilité des choses...

J'aime goulûment tout ce qui tombe sous les dents de mes sens. Que ce soit la poussière du grenier de cette vieille école laïque, ses odeurs fanées, ses chiffons traînant, gisant, les raies de lumières projetées sur un vieux parquet lourd et gris, ces boîtes de craies à jamais abandonnées avant d'avoir pu chanter, ce carton de vieux stencils qui ne donneront plus vie...
- J'aime.

S'il fallait faire quelque chose, je dirais: "rien". Rester immobile et regarder, se laisser envahir par une tiède torpeur, jusqu'à ce que notre ombre, immense, se découpe sur l'infini.

J'aime les feuilles croustillant sous mes pas, elles sont autant de larmes ruisselant sur le paysage de ma vie. Comme un gaucher, ce monde et ses choses me paraissent inadaptés, mais que c'est beau et intrigant. J'aime.

Que ce soit encore cette gare voisine, désaffectée, comme habitée
de fantômes, transformée en coopérative agricole où s'entassent harmonieusement des sacs d'engrais de toutes les couleurs. J'aime.

S'il n'y avait quelques hommes navrants, seules choses ni douces, ni futiles à m'entourer... Ils sont là, avec des masques impassibles, avec des grimaces jusqu'au plus profond de leur être, avec une haine souriante, avec un regard qui ne voit plus rien depuis longtemps. J'aime moins...

S'il fallait être quelqu'un d'autre, je serais un chevalier, m'agenouillant jusqu'à embrasser terre, brandissant un brin de martagon, fragile, comme pour exhorter tous les hommes à boire et contempler la douce futilité des choses...
2001
 
par JFP publié dans : Poésies
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Jeudi 21 décembre 2006

J'ai mal au centre commercial,

bancal,

trivial,

sans égal,

il promène mes jambes dans un dédale,

il brille de mille feux sans régal,

charriots contre charriots, nous nos cognons dans un bal

de fous aux yeux rougis et lointains de chacals.

Un vendeuse me sourit dans ce carnaval,

plutot petite, ronde, blonde, gentille et marginale,

elle me propose une offre commerciale

dont l'attrait principal

est d'acheter quelque chose d'original

que je possède déjà, mais c'est banal.

Alors mes pieds dans un élan radical

s'éloignent de ce lieu triomphal

qui tue de manière vénale

l'espace et l'espoir végétal

de l'Homme, pauvre animal.

21 déc. 2006

par JFP publié dans : Poésies
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Lundi 18 décembre 2006

Sur la route il y a du noir

jusque là-bas, jusque chez toi

Sur la route il y a du blanc

par traits et par lignes

depuis chez moi, jusque loin

Sur la route il y a des cailloux

des gris et des blancs, des petits et des gros

du fossé jusqu'au millieu

Sur la route il y a des bolides

des rouges et jeunes, des vieux et bruyants

du début à la fin

Sur la route il y a du temps

de l'ancien et du moderne

de notre naissance à notre mort

Sur la route il ya du silence

du silence de nuit et de petit matin

du lundi au dimanche, jours fériés compris

Sur la route il y a de la vie

en boîte, en cycle ou à pieds

des insectes jusqu'aux bipèdes

Sur la route il  y a toi, il y a moi

nos frères qui se croisent sans se voir

des vies qui se percutent dans le noir.

Déc. 2006

par JFP publié dans : Poésies
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